Une fresque de Joe Sacco reconstituant le premier jour de la bataille de la Somme durant la 1ère guerre mondiale

La Grande Guerre : le premier jour de la bataille de la Somme reconstitué heure par heure par Joe Sacco
Auteur : Joe Sacco
Editions : Futuropolis et Arte éditions
(contient un livret explicatif)
25€

Article extrait du lien suivant http://lagrandeguerre.blog.lemonde.fr/2013/11/26/une-bd-de-7-metres-de-long-sur-la-bataille-de-la-somme/

The Great War, de Joe Sacco, est une bande dessinée dépliable de 8 mètres de long qui retrace les différentes étapes de la bataille de la Somme durant l’été 1916. Auteur de BD engagées sur le conflit israélo-palestinien et la guerre en Bosnie, l’Américain Joe Sacco, figure emblématique du BD-journalisme, s’est penché sur les vingt-quatre heures les plus sanglantes de l’histoire de l’armée britannique (vingt mille soldats tués et quarante mille blessés, le 1er juillet 1916).
Né à Malte en 1960, Joe Sacco a grandi en Australie, où la mémoire de la Grande Guerre reste vive. « Quand j’étais enfant, les étagères de ma chambre étaient remplies de livres sur la première guerre mondiale », explique Joe Sacco dans le New York Times. The Great War ne contient aucun dialogue. L’ouvrage est inspiré de la tapisserie de Bayeux longue de 70 mètres (XIe siècle) et de Manhattan Unfurled, une frise dépliable de 7 mètres de long représentant la ligne d’horizon des gratte-ciel de New York, réalisée par Matteo Pericoli en 2001.
Joe Sacco se concentre sur les différents théâtres de la bataille. Le général britannique Douglas Haig, qui sera surnommé plus tard « le boucher de la Somme », apparaît dès le premier dessin, aux abords de son QG. Les pages suivantes sont consacrées à la livraison des armes. Les milliers de soldats équipés s’activent dans les tranchées. Représentés avec une précision microscopique, on les voit bientôt, à la tombée de la nuit, envahirent le no man’s land où ils sont fauchés par la mitraille allemande. Massacrés les uns après les autres, leurs corps sont, dans les pages suivantes, laissés à l’abandon, d’autres transportés vers les lignes arrière. Les derniers sont entassés dans une fosse commune, point final de cette sourde reconstitution.

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