Evénement : Victor Hussenot se raconte au Tome 47 jeudi 24/11 dès 18h – dédicace sur l’ensemble de sa bibliographie

Le Tome 47 a l’immense plaisir de recevoir jeudi 24/11 dès 18h un habitué désormais de la librairie : Victor Hussenot.L’occasion de l’écouter parler de son travail et de dédicacer plus particulièrement sa nouvelle BD « La Casa ».

La case, maison des personnages de bande dessinée, n’aura jamais aussi bien porté l’ambiguité de son nom…

Victor Hussenot se joue et déjoue les codes, triture l’espace, pousse les cases, les détruit, les étire, joue avec les cadres – ceux des cases comme ceux, plus vastes, de la narration. Ses personnages, au travers d’histoires qui ne semblent pas (à première vue du moins) connectées les unes aux autres, se font acteurs de la bande dessinée, constructeurs de cases, créant et détruisant au gré de l’imagination de leur auteur leurs propres prisons.

Un jeu subtil, sur le fond et sur la forme, une réflextion sur les doubles sens – dans tous les sens.

THE SPECTATORS

Quinze histoires racontées par un personnage différent et autant d’anecdotes relatant impressions et émotions au coeur de la ville… Ces Spectateurs contemplent la vie comme on assiste à une pièce de théâtre, dans laquelle les lieux, temps et mémoire incarneraient les premiers rôles. À travers ces expériences du quotidien se dessine une réflexion sur l’existence humaine. Intime et universel.

AU PAYS DES LIGNES
CHEMIN DES SOUVENIRS

Imaginez Le Pays des Lignes, un monde étrange rouge et bleu dans lequel les formes géométriques s’assemblent et se dissocient pour créer un labyrinthe improbable. Imaginez dans ce monde un personnage bleu, un garçon qui s’ennuie et qui dans son errance va rencontrer son double féminin, rouge. A priori rien de plus banal et pourtant il n’en fallait pas plus à ces deux personnages pour s’engager dans une longue promenade ludique et joyeuse qui va leur permettre de faire connaissance. Jusqu’alors seulement identifiables par leur apparence, des traits de couleurs, ces personnages vont commencer à exister ; ils vont désormais ressentir, éprouver des sentiments l’un vis à vis de l’autre. L’éclosion de leur personnalité va les pousser à s’ouvrir sur leur environnement et à se protéger mutuellement. L’obstacle que représente la rencontre de l’étranger, un monstre, va ainsi être surmonté pour devenir un nouveau compagnon de route apportant sa propre identité ; le jaune. A trois désormais, la balade festive peut reprendre de plus bel. Mais attention, le temps passe ; il est déjà l’heure de prendre le chemin du retour et de retrouver le confort et la tranquillité du cocon familial. Pas de problèmes quand on sait que l’on peut revoir à loisir ses nouveaux amis au Pays des Lignes.

A l’instar d’auteurs reconnus comme Lewis Trondheim ou Ibn Al Rabin (L’Autre fin du Monde), Victor Hussenot s’est employé à développer dans Au Pays des Lignes une narration extrêmement efficace dans laquelle il s’affranchit des codes traditionnels de la bande dessinée pour s’appuyer sur un dessin minimaliste en grande partie en bichromie et un propos humaniste absolument universel. Si à la lecture de cet album tout public (de 4 ans à 140 ans !) on peut ressentir le sentiment de liberté propre à l’insouciance de l’enfance, on peut percevoir également parfaitement le plaisir de l’auteur pour le jeu des contraintes narratives ; l’Oubapo et les théoriciens de la bande dessinée ne sont pas loin et pour cause… Victor Hussenot a déjà travaillé avec Jochen Gerner et a également participé à l’ouvrage expérimental Polychromie des éditions Polystyrène (à découvrir de toute urgence à la librairie et /ou sur le blog).

LES GRIS COLORES

Au travers de courtes histoires, on observe des personnages entrer en contact et leurs émotions, relations et sensations nous sont transmises par des variations colorées. Dit ainsi, cela semble très conceptuel, et pourtant les choses sont simples : Victor Hussenot a le mérite de ne jamais se prendre de haut, et de toujours vouloir raconter des histoires derrière l’expérimentation.

Avec son subtil trait de pinceau, ses touches de couleurs savamment déposées, il nous décrit des relations humaines complexes, des petites jalousies, les émotions soudaines. De l’amour à la colère, tout y passe, déroulant le nuancier hautement pigmenté des plus ou moins nobles sentiments humains. Une réussite qui prouve s’il le fallait que concept ne rime pas toujours avec prétention.

Où sommes-nous ?


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Le plus simple pour venir au Tome 47 de Paris reste le RER C. Attention, bien vérifier que la gare de Virty est desservie (« Mona » ou « ROMI »). Descendre à l’arrêt « Vitry-sur-Seine ». Après il y a 15mn de marche à pied : remonter toute la rue Paul Vaillant Couturier ; au bout traverser le boulevard et prendre la rue pavée : avenue guy môquet) – nous sommes au 47. Possibilité aussi de prendre le bus 180 à la sortie du RER (descendre à Eglise de Vitry-sur-Seine) : en face de l’église prendre la rue Danielle Casanova, puis 1ère à droite : avenue Guy Môquet..

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