Evénement : Ernest Pignon Ernest et Hervé-Armand Bechy en dédicace au Tome 47 le mardi 16 septembre à partir de 20h

En prélude à la semaine des cultures urbaines « Mur/murs » organisée par la ville de Vitry-sur-Seine (du 03/10/2014 au 12/10/2014 – tout le programme ici : http://www.vitry94.fr/agenda/fiche/murmurs-une-semaine-dediee-aux-cultures-urbaines/section/15140/?cHash=c5861cec5146af38f3b8530c518c43c1), la librairie accueille avec un immense plaisir le très grand artiste Ernest Pignon Ernest, l’artiste John Weber (pionnier des « murals » à Chicago) et le théoricien de l’art (spécialiste de l’art public) Hervé-Armand Béchy pour une séance de dédicace mardi 16 septembre à partir de 20h.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement du programme événementiel de la galerie municipale Jean Collet qui créée pour l’occasion (du 07/09/2014 au 12/10/2014) la rétrospective suivante : « Flash-Back Murals, Etats-Unis, années 70 ».

Ernest Pignon Ernest ?

Du plateau d’Albion à Certaldo, de Charleville à Paris, de Naples à Alger, de Nice à Soweto, du Chili à la Palestine… Ernest Pignon Ernest change les rues du monde en oeuvres d’art éphémère. Certaines de ses images, notamment les fusillés de la Commune et son Rimbaud vagabond, reproduites à des centaines de milliers d’exemplaires, sont devenues de véritables icônes des temps modernes.


Précurseur dès 1966, de ce que l’on nomme désormais le « street art », ses interventions métamorphosent, perturbent, révèlent les lieux et les événements qu’il a précisément choisis. Inscrits de nuit dans des contextes pour lesquels ils ont été conçus, ses dessins s’apparentent à des fictions surgissant par effraction dans le champ du réel et qui en bouleversent autant l’appréhension que les perspectives et les habitudes. Car il s’agit d’actions qui excèdent la simple exposition en extérieur, qui entendent susciter ou ressusciter, à la manière d’un poète voire d’un anthropologue, tout un jeu de relations complexes, enfouies, oubliées, parfois censurées. « Je ne fais pas des oeuvres en situation » dit Ernest Pinon Ernest, « j’essaie de faire oeuvre des situations. »

Hervé-Armand BECHY ?

Il est, depuis 1976, l’un des principaux animateurs du débat sur l’art public au niveau international. Il mène en parallèle une réflexion théorique et un engagement sur le terrain.
Fondateur, en 1983, du magazine Les Dossiers de l’Art Public et, en 1997, du site internet http://www.art-public.com/ qu’il dirige depuis lors.
Il est l’auteur du livre « Le Mouvement Muraliste aux Etats-Unis – Regard sur la peinture murale et l’Amérique des années 70 », publié aux Editions Art-Public, 2014.

John Weber et le Chicago Mural Group ?

http://www.cpag.net/home/artistbios/weber.html

En juillet 1967 une violente émeute enflamme les ghettos du West side de Chicago. Le déploiement de 4200 hommes de la garde nationale se solde par trois décès et l’arrestation de 533 personnes.
Un mois plus tard, le 27 août 1967, la communauté noire du South side fête « l’un des plus grands événements artistiques des années soixante », selon les mots d’Edmund Barry Gaither, directeur du Musée d’art afro-américain de Boston.
À l’angle de la 43e rue et de Langley St., au cœur de la « ceinture noire » du sud de Chicago, le Wall of respect se dresse à l’effigie de la culture noire-américaine pour la fierté de tout un peuple.
Né de la révolte pour les droits civiques des Noirs-américains, le Chicago Mural Group comprend très vite les dangers d’une revendication ethnique forte dans une société de voisinage, où les communautés culturelles sont clairements séparées. Très vite le mouvement s’oriente vers une revendication des droits sociaux où tous les laissés pour compte du système Américain, appelé « la machine », se retrouvent. Influancé par des penseurs tel Paulo Freire, le mouvement s’investit d’un devoir de conscientisation.
La pratique artistique du Chicago Mural Group s’inscrit dans la tradition des fresques murales et de l’art public, de la renaissance jusqu’à la révolution culturelle mexicaine. Elle renouvelle cette pratique au contact de la modernisation de la société dans laquelle elle s’exprime.

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