Enorme événement au Tome 47 – samedi 25 mars – 18h : Emmanuel Guibert

Le Tome 47 a l’immense honneur de recevoir
Emmanuel Guibert samedi 25 mars. Evénement exceptionnel par la qualité de création de l’artiste et par la rareté de ses apparitions
.
dès 16h – projection en continu du dessin animé Ariol
18h – débat/dédicace

Vainqueur 2016 du prix René Goscinny pour l’ensemble de son oeuvre, Guibert a su imposer sa touche depuis plus de 20 ans. Précurseur de la bande dessinée reportage (trilogie du Photographe, cycle d’Alan), Guibert a aussi travaillé aux côtés de figures emblématiques tel Matthieu Sapin, Joan Sfar, David B et pour les enfants (série Ariol, Sardines de l’espace). Passeur d’histoires, humaniste témoin de son temps Guibert n’a de cesse d’explorer l’Homme ; à travers ses albums bien sûr mais aussi a travers d’autres champs artistiques. Régulièrement il édite des carnets d’illustration de voyages (Paris, Japon, Italie), se tourne vers la musique (il est lui même guitariste) et l’art contemporain. Un artiste complet !

Sa biographie:

Emmanuel Guibert est né à Paris en 1964. Bac littéraire, Arts Déco, il étudie avant de se lancer professionnellement. Ce dessinateur et scénariste de bandes dessinées mettra sept ans pour réaliser son premier véritable album, qui traite de la montée du nazisme, Brune, publié en 1992 chez Albin Michel. Pendant ces sept années de travail, il découvre le rôle d’illustrateur et de story-boarder pour le cinéma. Il participe ensuite à la revue Lapin . Il change considérablement de style avec La guerre d’Alan, ouvrage dans lequel nous suivons un soldat américain en France pendant la Seconde Guerre mondiale (6 volumes chez L’Association, collection « Ciboulette »). En 1997, il reçoit le prix René Goscinny pour La fille du professeur édité chez Dupuis dans la collection « Humour libre ». Il commence alors les aventures du Capitaine écarlate pour la collection « Aire Libre ». Il s’associe ensuite avec Joann Sfar et Mathieu Sapin pour Sardine de l’espace, Bayard Presse puis Dargaud. De 2001 à 2003, le duo fonctionne toujours et publie une autre série mais pour Dupuis, Les Olives noires. Emmanuel Guibert s’entretiendra également avec le photographe Didier Lefèvre suite au reportage de ce dernier en Afghanistan pour Médecins sans Frontières en 1986. En s’associant avec Frédéric Lemercier, ils vont tous les trois publier en trois volumes la bande dessinée Le Photographe. Les volumes datant respectivement de 2003, 2004 et 2006 ont été publiés chez Dupuis, dans la collection « Aire Libre ».

Zoom sur Le Photographe :

Tenir un appareil photographique, rien de plus simple. Prendre une bonne photographie, c’est déjà plus compliqué. Photographier au cœur d’une guerre, cela devient risqué. Ajoutez à cela des journées de marches sur des cailloux au milieu de tempêtes de neige, il faut alors être passionné pour continuer. C’est en effet une passion qui nous est décrite dans Le Photographe, celle d’un homme qui décide de partir en Afghanistan sous les bombardements.

En accompagnant, Médecins sans frontières, à la fin du mois de juillet 1986, Didier Lefèvre fait appel à toutes ses forces physiques et mentales. Sa passion lui permet de tenir le coup dans un véritable enfer où les enfants, les femmes, les vieillards, et même les animaux ne sont pas épargnés. La version intégrale du Photographe illustre ce quotidien difficile par des dessins, des photographies mais aussi par un petit film. Le film Á ciel ouvert est le journal filmé d’une mission en Afghanistan par Juliette Fournot. L’ouvrage est alors à la fois biographique, historique et artistique. Les différents supports sont alors liés par un fil conducteur commun, le témoignage émouvant d’une aventure complète et intrigante. Divisé en trois parties, Le Photographe retranscrit le voyage de Didier Lefèvre du début à la fin. Le film reprend quelques passages de l’ouvrage en apportant encore plus de réalisme. Dans un véritable choc culturel, notre photographe transmet sa curiosité, son expérience et son courage. Si les photographies attristent et choquent, on les regarde toutes et parfois longtemps comme si l’on en faisait partie. Les inconnus deviennent des héros et restent dans notre souvenir. Emmanuel Guibert, Didier Lefvre et Frédéric Lemercier jouent avec nos émotions et notre mémoire en associant habilement leurs talents.

Le texte variant sensiblement d’une page à l’autre commente des images parlant déjà d’elles-mêmes. Si Le Photographe est riche, complet et structuré, il est cependant rapide à lire. En effet, à l’image des plus grands polars, les pages s’enchaînent dans un rythme de lecture endiablé, comme si nous étions pressés de finir cet ouvrage et de quitter la folie humaine et ce qu’elle engendre, la guerre. Il semblerait que l’impatience de Didier Lefèvre à quitter l’Afghanistan nous atteigne directement. À force de réalisme et submergé par les émotions, on s’identifie alors au personnage en intégrant son univers. La réalité retranscrite en fiction redevient alors réalité vécue comme si la guerre n’avait pas de fin.

Didier Lefèvre nous montre qu’avec un petit appareil on peut prendre de grandes choses qui sont parfois de l’ordre de l’invisible, de l’ineffable mais aussi du sensible. Au péril de sa vie, il photographie. Le « clic » de l’appareil semble être un battement de cœur qui accélère sans cesse tout au long d’une vie fragile comme une pellicule. Mais y aura-t-il assez de place pour tout photographier ? Est-il nécessaire de vouloir tout montrer ? Le regard plein de larmes d’un enfant n’est-il pas suffisant ? Didier Lefèvre nous invite à nous poser des questions. Il amorce une grande réflexion.

En lisant Le Photographe, on partage une aventure et une passion unique et l’Afghanistan nous semble bien plus proche. Les frontières sont alors abolies au profit de l’empathie.

Zoom sur la La Guerre d’Alan :

Alan Cope est un soldat américain arrivé au début de l’année 45 sur le sol européen. Il raconte ses souvenirs, ses rencontres, son expérience de la Seconde Guerre mondiale, loin du feu et du sang. Le témoignage intimiste d’un homme ordinaire.
L’histoire :

Alan Ingram Cope a à peine « vécu » les violences de la seconde guerre mondiale. Soldat ordinaire arrivé tardivement sur le champ de bataille, en février 1945 à Dunkerque, soit huit mois après les premiers GI’s, il raconte comment il a été enrôlé par l’armée américaine et comment il en est venu à conduire des tanks et autres armoured cars, après avoir endossé l’uniforme de formateur radio. D’abord entrainé avant d’aller au combat, Alan ne sait pas exactement ce qu’il vient faire sur le sol européen, ayant débarqué là un peu par hasard : « Quand j’ai eu dix-huit ans, Uncle Sam m’a dit qu’il aimerait bien mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui s’appelait Adolf. Ce que j’ai fait ». Plus qu’une source d’angoisse, la guerre se révèle pour lui une expérience à vivre, presque une aventure. Entre souvenirs fuyants, repas frugaux, découverte de la musique classique et rencontres amicales ou amoureuses, il narre son quotidien de soldat en retrait des combats : à un moment, au cours d’un entrainement, il doit se glisser dans un trou peu profond pour éviter le passage d’un tank ; ailleurs, lui et ses camarades jouent au gymkhana avec leur tank dans les ruelles d’une ville désertée. Ce seront là ses seules frayeurs…

Toutes les oeuvres d’Emmanuel Guibert en images :

Où sommes-nous ?


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Le plus simple pour venir au Tome 47 de Paris reste le RER C. Attention, bien vérifier que la gare de Virty est desservie (« Mona » ou « ROMI »). Descendre à l’arrêt « Vitry-sur-Seine ». Après il y a 15mn de marche à pied : remonter toute la rue Paul Vaillant Couturier ; au bout traverser le boulevard et prendre la rue pavée : avenue guy môquet) – nous sommes au 47. Possibilité aussi de prendre le bus 180 à la sortie du RER (descendre à Eglise de Vitry-sur-Seine) : en face de l’église prendre la rue Danielle Casanova, puis 1ère à droite : avenue Guy Môquet…

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